Dimanche 2, c'était l'anniversaire de Anaelle. J'aurai eut l'occasion de lui offrir son cadeau pendant le shabbat de mon anniversaire, mais je voulais que ce soit une surprise : quand on s'est quitté, je ne lui ai pas laissé entrevoir une seconde mes projets . Déborah lui avait organisé avec toutes les filles de Hemdat un anniversaire surprise, et comme lundi j'étais censé commencer à 12 :00, j'aurai eut le temps de prendre le bus de Netivot pour rentrer à Jerusalem, et c'est ce que j'avais prévu.
Donc ce dimanche matin, quand j'ai quitté ma mère, elle m'a embrassé et m'a dit qu'elle preferait que je ne prenne pas le bus qui va vers Netivot, au regard de toutes les Katiouchiot qui étaient tombés shabbat dans le Neguev. A ce moment là, je ne savais pas encore que les tirs de kassam avaient atteint Netivot, c'est pourquoi j'étais encore partante pour y aller.
Prenant tout de même soin de couvrir mes arrières et de faire part de mes doutes quant à ma venue à Déborah, je l'appelle. On parle, on parle, et elle glisse légèrement que ce matin là, à 6 :30, elles avaient toutes étés réveillé par la mélodie cacophonique d'un jeté de kassam dans leur jardin. Bref, après courte réflexion, je me suis dit que le respect des parents commençait par l'entretien de l'instinct de survie. En vérité, je me suis dit que même si mon désir d'aller voir Anaelle était plus fort que la prière de ma mère pour que je ne quitte pas Jérusalem, je lui devais par respect de rester, parce qu'elle m'autorise à faire plein d'autres choses dangereuses.
Bref, le lendemain ( Lundi 3 mars ), je me levais vers 8 :00, me lavais les cheveux, me pomponnais et ect, puis je me rendis au boulot vers 12 :00.
Je devais travailler dans une midracha d'américaines avec Yaara, jusqu'à 18 :00. Si mes souvenirs sont bons, je crois qu'on a terminé plutôt que prévu.
Le 4, c'était Sigma Israël, des laboratoires biologiques, un truc du genre, 8 :00 – 12 :00, on a mangé là-bas puis après on est partis à la tahana. Il y avait Kedma, ce sont toutes les midrachot américaines qui viennent donner leurs sang. Bref, j'ai fais un 8 :00- 21 :00, on va pas ecrire des masses pour ça... J'ai plein d'autres choses intéressantes et qui méritent des lignes supplémentaires.
Mercredi, j'ai travaillais dans une école à Pisgaat Zeev jusqu'à 13 :30. Ensuite je suis partie en centre ville, j'ai tournée un peu, profitant de l'air frai et je me suis acheter un superbe coffre en bois gigantesque, le coffre dont je rêvais depuis la petite enfance.
Le soir quand je suis rentré à l'appart, Tali, ma coloc' m'a demandé, comme tout les mercredi soir, si je, dormais à l'appart jeudi. En effet ma coloc' est hyper peureuse, et elle craint de dormir toute seule dans l'appart... Bref, je lui ai dit que j'avais un mariage le lendemain et que je ne risquais pas de rester.
Bref, le lendemain, jeudi, j'ai travaillé à la tahana amerkazit et je suis partie à 16 :00. Le mariage commençais à 18h et je devais rentrer à la maison me maquiller, m'habiller et ect. et il y avait des embouteillage d'enfer... Finalement je suis enfin arrivé à destination et j'ai put me changer.
Le mariage était fantastique, nous avons vraiment passé une super soirée, c'était par-fait.
A la fin du mariage, quand on s'est dirigé vers la sortie, mon père m'a annoncé la nouvelle : « Déborah, tu es au courant de ce qui s'est passé ? Il y a eut un attentat, 8 morts, à Kiriat Moché ».
Je n'arrivais pas à croire, un attentat à Jérusalem, dans mon quartier même, et mes parents avaient attendu la fin du mariage pour me le dire. J'espère qu'elle ne se souviendra pas du jour de son mariage comme du jour où se sont fait assassiné ces 8 jeunes hommes...
Arrivée à la maison vers 1h, j'essaie de gratter toutes les informations possibles sur ce qui s'est passé sur internet, bref, je m'endors difficilement vers 2h30.
Mon quartier de Kiriat Moché a gardé le deuil pendant tout ce mois de Adar, et même pendant la fête de Pourim qui est une fête de joie, il a gardé le silence. Aujourd'hui encore, sur les murs, et les arrêts de bus, il y a des affiches blanches où sont écrit en grosses lettres, majuscule noires, le nom des 8 victimes. Et pendant deux longues semaines, le Merkaz aRav gardait encore les stigmates de cette attaque, avec à ses fenetres les impacts de balles...
Je ne tarirai pas de commentaires plus tristes les uns que les autres si j'en avais la force mais, je dois continuer mon récit.
Bref, le lendemain ce l'attentat, trop fatigué, je me suis réveillé à 8 h, c'était un vendredi matin rappelons le, et j'étais de congé. A 8h15, je reçois un appel de Yaffa, ma boss, qui me prie de me ramener directement à la Banque du Sang tout en me précisant, pour me réconforter, qu'elle aurait pu m'appeler la veille vers 00 :00.
Bref, tchic-tchac ( expression israelienne pour dire en deux-deux), je m'habille, un peu de blush et un coup de crayon et 10 minutes après, j'étais dans le bus.
Finalement, je suis descendu direct au Mashbir pour rejoindre Amalia et Menahem. Yaffa se doutait qu'ils allaient passer aux info l'état de crise par rapport au manque de sang et que même sans que cela soit officielle, tout le monde allait se réveiller ce matin avec des idées patriotiques, qui ne pouvant s'exprimer en se mettant de réserve et d'aller botter les culs de tout ses pourritures du Hamas gazaouites, se traduirait en envie de faire un peu don de soi pour aider tout les autres jeunes élèves blessés de la Yechiva.
Normalement, à Jérusalem, le vendredi, avec le mashbir, la tahana de mada et la tahana amerkazit qui sont les trois lieux fixes établi pour le vendredi matin, on récolte maximum 35-40 unités de sang, ce qui est exécrable. (C'est une demi-journée, tout le monde prépare shabbat ou voyage...), bref, ce vendredi là, notre frigo contenait 130 unité de sang à la fin de la matinée.
Pendant la matinée, Menahem m'a raconté qu'il connaissait au moins 5 des familles sur 8 qui avait perdu un de leur fils, ayant lui-même étudier avec leurs père quand il était étudiant au Merkaz Arav. Ensuite il m'a dit que Nir et Djaber (entre une centaines d'autres) était la veille sur les lieux. Et moi alors j'ai remercié intérieurement D.ieu que j'étais à un mariage et pas dans mon appart : j'aurai été la première sur les lieux et aurait été obligé de diriger les opérations jusqu'à ce que quelqu'un me change... Aujourd'hui encore, sans avoir été là ce soir là et sans avoir entendu les coups de feu, je m'inquiete du moindre bruit suspect que j'entends depuis ma chambre...
Bref, pour ce qui est du shabbat qui a suivit, j'étais d'humeur maussade, tout le monde ne parlait que de ça, dans les rues, à la syna et ect. et moi j'essayais de ne pas y penser, parcequ 'etant dans le système de MADA, je savais très bien que contre mon gré ou pas, j'allais en entendre parler toute la semaine suivante : comment, qui, quand, combien de sang untel a reçu, comment un autre avait réussi à en réchapper et ect. j'avais pas l'impression de faire partir de cette histoire, non, mais j'avais l'impression que j'allais tout de même sacrifiz unz infime partie de moi dans cette histoire, après, tout c'était mon quartier, mon monde, sans doutes des jeunes que je voyais le matin quand je passais devant leur ecole ! Et puis avec les dons du sang, j'ai toujours cette impression que j'ai vu untel, chez nous, entrain de donner son sang, on voit tellement de monde à la tahana amerkazit, sur le mashbir où quand l'on tourne !
J'ai rédigé ce début d'article il y a déjà plus d'un mois, et je suppose que si je n'est pas réussi à continuer ma rédaction, c'est qu'il m'était sans doute encore trop difficile de parler sur les jours qui ont suivi, et pourtant, aujourd'hui avec le recul ( Jeudi 10 April ), les faits, mon état d'esprit et mes sentiments de cette semaine là, sont ceux que je pourrai restituer avec le plus de précisions et dans une clarté des plus exponentielle s'il ne m'était pas aussi difficile de tout restituer.
Le dimanche quand je suis finalement rentré travailler, j'ai appris que une des huit jeunes qui était mort dans l'attentat, était venu jeudi à la tahana amerkazit pour donner son sang mais on lui avait refusé parce qu'il n'avait pas d'accord parental. Je lui avais refusé.
Ensuite, j'ai appris que une des fils de l'un de nos donneurs réguliers était mort. Puis ensuite ma boss m'a raconté comment son neveu qui étudiait à la yeshiva de Merkaz aRav, s'était débrouillé ^pour rester en vie. Bref au cours de la journée j'ai entendu plein d' « anecdotes » en rapport avec cette soirée là, et avec ca force, mon moral était très bas... Dans le bus, le soir même alors que ma mère me disais que le meilleur ami du voisin était mort, j'entendais une jeune fille qui en larme annonçait à une amie que deux de leur copain avec qui elles étaient une fois sortie au centre commerciale, avaient été assassinés dans l'attentat.
Je redoutais tellement de passer devant le Merkaz Arav, que j'ai choisi de rentrer en bus à l'appart.
La semaine qui suivi fut longue.
Lundi 10, je travaillais à la Hevrat Hechmal qui est l'équivalent d'EDF, je devais être à la tahana à 6h15, je garde un mauvais souvenir de cette journée : j'avais une chemise toute neuve, small en plus, et ces idiots avait mis les boissons gazeuses aux congélateurs, du coup quand j'ai voulu me servir du coca à 7 h du mat, tout ma exploser à la figure, ensuite les gens m'ont paru antipathique toute la journée et ect. bref à la fin, j'étais au bord des larmes, le début de semaine avait été difficile et je n'étais pas tres fraiche...
L'après midi je suis rentré à pied, et ce à quoi je m'attendais n'était même pas fidele à l'image que je m'en faisais dans ma tête : le Merkaz Arav gardais encore les stigmates de l'attaque, on voyait encore les impacts de balles dans les fenêtres, une femme à côté d'un camion de déménagement pleurait à chaude larme, alors que quelques jeunes lui ramenait surement les affaires de son fils.
Dans la journée, deux hayalims étaient blessé, dont une pisteur bédouin dont sa famille ont tu son nom lorsqu'il est mort.
Le 11 était organisé le plus grand atrama depuis trois ans. Organisé dans un quartier des plus religieux de Jerusalem, Méa Shearim, on a installé plus de 20 lits à l'intérieur d'une banque et quatre autre dans les bloodmobiles pour accueillir les femmes. Bref, j'ai travaillé de 11h jusqu'à 1h du matin, et quand une ambulance m'a ramené chez moi, ce n'était pas encore fini... 566 personnes ont donné leur sang ce soir là, et apparemment c'est le plus grand nombre réalisé en un jour au même endroit, sans compter les « après-attentat » où on est obligé d'ouvrir la banque la nuit. Et pour vous expliquer la situation, jusqu'à l'attentat du Merkaz Arav, la situation de la Banque était acceptable, et seulement deux des blessés du Merkaz avait reçu du sang.
Le lendemain matin, ont a appris que le deuxième Hayal blessé avait reçu 536 unité de sang O+, avant de mourir. Et il restait plus que 20 unités de sang O+ dans le compte en banque.
Ce jour là, j'ai travaillé à NDS. Si mes souvenirs ne me font pas défaut, le 12, je travaillais donc avec Yona parce que à NDS, il y a toujours beaucoup de monde qui vient donner son sang, donc nous etions 2 bnot cherout et 7 matrimim ( ceux qui prennent le sang).
J'aime bien cette endroit, on mange hyper bien, ils ont une machine à Cappucino gratuite, et ect. le seule inconvénient c'est qu'on à pas le droit de se balader tout seul dans l'immeuble, on est toujours accompagné... Bref, je crois qu'à la fin de la journée, on avait récolté une centaines d'unités de sang, ce qui est relativement pas mal du tout...
Quant au lendemain, j'étais de garde dans un lycée à côté de l'université de Guivat Ram. Généralement je n'aime pas trop les atramot qui se déroulent dans les écoles ou lycée parceque j'ai envie de baffer la moitié des jeunes, ils me paraissent encore plus insolents et têtes à claques que les jeunes de notre génération ;)
Bref cette école était une école d'intello, ils ont tous était super, il y avait plein de volontaires et ect. C'était tous des petits génies pour la plupart, il y en a même quelques un qui on essayé de démonter tout mon matériel pour voir comment l'aiguille sortait de ses gonds, enfin bref, ils etaient très intéressés.3
Le vendredi 14, je travaillais dans un ichouv du nom de Mevoh Horon, sur le chemin de Latrun. Une des raisons pour laquelle j'adore mon boulot, c'est qu'il me permet de découvrir plein de ichouvim, villages et kibbutzim ( sans parler de Jerusalem...). Bref, j'espère que ça m'aidera plus tard à choisir où habiter...7h30 / 13hOO, c'est tout ce dont je me souviens...
Shabbat j'étais à la maison et le 16, je travaillais à la tahana merkazit alors qu'Anna, ma cousine, se fiançait. Je me rappelle même plus si papa est partie à Paris pour l'occasion : étant donnée que je ne suis pas à la maison toute la semaine et que les rares fois où quelqu'un à voyagé, ils étaient rentré pour shabbat, je n'ai aucun sentiment de vide. (A part quand je ne suis pas chez mes parents ahahahah).
Interlude : Nous sommes le 13 juin, et je suis entrain de rédiger le mois de mars, alors je m'excuse pour la qualité de mon texte, qui est très peu précis et surtout pour mon style, qui me semble avoir descendu, à mon plus grand regret. J'espère pouvoir poster cette article avant mon départ en France, ce qui sera aussi une bonne occasion pour améliorera mon français qui vacille...
Le lundi 17 avril, j'étais dans une base de Gardes frontières Michmash Alon, un atrama court si je me cale sur les horaires que j'ai écrits.
Le lendemain, j'étais censé travaillé sur le Mashbir mais je pense pas que ce fut le cas, je me souviens pas avoir travailler là bas depuis des mois...( et c'est pas plus mal, surtout maintenant qui fait chaud et que tout les français commencent à débarquer...)
Ensuite le 19, 9 :00 – 17 :00, j'étais de garde à l'université de Guivat Ham, et le lendemain de garde à l'Université de Har Hatsofim.
Vendredi, j'étais à la tahana à m'ennuyer et shabbat à la maison.
La semaine suivante est plus où moins ennuyante, à part la première partie. Dimanche c'était Pourim alors j'étais en vacance, Danielle est venue pour le festin de Pourim, et le matin, avec Flora on a fait le tour de tout le quartier et alentour pour distribuer les mishloah manot, sous le soleil brulant. J'ai même réussi à voir Rahel... Bref, Flora c'était déguisé en hippie et moi en... mère panda, c'étais très très marrant, lol, je vais même vous joindre une photo ;) parce que j'ai trouvé mon déguisement sensas et surtout très naturel si je puis dire. Comprenez ce que vous voulez...
Le lendemain je travaillais à la tahana, comme on devait repeindre la Banque du Sang, on est monté un étage plus haut avec Shlomit et on a ouvert tout le matériel en haut.
Pendant cette période, on était plus ou moins en travaux car on devait passer l'ISO, les normes Israéliennes, so...
Le 25, j'étais dans une base militaire dont je ne me souviens plus du nom, puis le lendemain à Akavot abarzel, une base de gardes frontières il me semble.
Le jeudi, j'étais une nouvelle fois de garde à Har Hatsofim.
Le vendredi je n'ai pas travaillé et j'ai voyagé vers Ariel, shabbat qui à fait l'objet d'une tres longue redaction épistolaire mais qui n'apparaitra pas entièrement ici... En gros, je suis partie de mon appart vers 8hOO, je voulais prendre le bus de 9h20 à la tahana amerkazit mais je suis monté en premier au deuxième étage, plateforme 22 pour aller voir comment aller Yona, bref on a parlé puis finalement je suis resté à l'aider pendant 1h parce qu'il y avait foule de soldats qui voulaient donner leur sang... DU coup j'ai pris le bus 148 vers Ariel vers 11h.
Dans le bus j'ai rencontré un hayal avec qui j'ai discuté tout le chemin, il était tres sympa et mignon ;), puis finalement je suis arrivé vers 13h à Ariel. ( qui je vous le rappelle se trouve en plein milieu des territoires et des arabes). Quand je suis arrivé, Noémie m'attendais, et nous sommes parties sur le campus. Elle m'a emmené dans sa caravane, j'ai pris mes aises, puis après elle m'a montré le campus. Plus tard, avant l'entrée de shabbat, Rahel nos a appeler pour nous dire qu'elle se trouvait aussi à Ariel à l'occasion de la Bar Mitsva de son cousin, on lui a dit qu'on essaiera de la retrouver.
Le soir on est partie à la synagogue d'Ariel, et sur tout le chemin il y avait des caravanes, Noemie m'a raconté que c'était tout ceux qui avait été expulsé du Goush Katif qui se trouvaient là.
Puis plus tard, qu'on est rentré, un ami de Nono a mangé avec nous, Beni, moitié belge moitié Mexicain, un canon de folie. J'adore les métisses en Israël, tu vois de tout : polonais avec afganistanais, russe avec Irakien ...
Bref, Beni était tres sympa, un peu je m'en foutiste et tres zen, on ap parlé toute la soirée ( en hebreu bien sur), on a bu, enfin Beni à descendu la bouteille de vin, et on a été nourrir les chats avec la carcasse de poulet qui restait.
Le lendemain, on a préparé les salades et ect. puis avons de nouveau mangé avec Beni, ensuite, Nono et moi sommes sorties armée d'une bouteille d'eau ( et de mon canif ) puis avons decidé d'aller retrouver Rahel, qui se trouvait à l'hôtel d'Ariel. Mais c'est seulement plus tard sur le chemin qu'on a entendu que l'hôtel se trouvait à environ deux heures de marche, et seulement quand on en été à une demi heure qu'on nous a dit qu'il se trouvait en dehors de la ville, juste à l'entrée, avec les palestiniens à la porte. Bref, il était pas question qu'on fasse le chemin du retour, moi j'étais sortie en Tongue et mes pieds étaient déchiqueté, et il y avait un soleil de taré . Bref, on est arrivé au barrage et on a demandé au garde si ce n'était pas tres dangereux de sortir, ce qu'il nous a répondu n'était pas très réconfortant alors je ne le mentionnerai pas, mais après avec un grand débat avec Noemie, nous avons franchi le pas, en courant et avec mon couteau dans la manche . Bref, b''h, nous sommes arrivées saines et sauves à l'hôtel, un peu déshydrater mais entières. Ensuite nous avons passé un bon moment avec Rahel et après shabbat nous avons parlé avec héroïsme de notre traversée de la ville à son père, et du coup il nous a ramener en voiture ( heureusement). Le soir , j'ai fait mon sac, et avec Nono on a regardé un film qui s'appelait « Vous etes beau », si mes souvenirs sont bon, avec Michel Blanc. Vers 1h, nous avons basculé dans le monde de l'inconscient et vers 6 moins quart, je suis partie à l'arrêt de bus pour Jérusalem.
Ce dimanche là, je commençais à travailler à 11h, à la Yechivat Akotel, comme son nom l'indique à côté du Kotel, du coup j'ai pu aller faire minha là bas et mes tehilim.
Normalement, on devait finir très tard, mais vers 9h3O, les gens avait deja fini de se bousculer, donc nous avons fermé à 22h, et à 23h, j'étais deja dans mon lit ...
Le 31, j'étais de nouveau à Givat Ram, donc je ne m'étalerai pas puis le jour suivant à Yechivat àrechit, de 8h à 14h, à Bet shemesh, c'était un séminaire d'américains.
Le 2, encore une fois, j'étais à Guivat Ram, et ca n'en finissait plus, la période des universités m'a haché ...
Jeudi 3, j'ai travaillé dans une école à côté de Maalé Adoumim : Reout Maccabi. La seule chose dont je me souviens c'est que c'était hyper bruyant, comme toutes les ecoles mais que les sandwich de la cafète étaient délicieux...
Le vendredi, je travaillais à la tahana amerkazit, pas besoin d'en rajouter ni de dire avec qui...
Shabbat, Danielle était à la maison, puis motsé shabbat nous sommes sortie manger en ville au resto Rimon, d'ailleurs c'était Rosh Hodesh ( le debut du mois dans le calendrier hebraique ), et à l'entrée du resto, ils nous ont donné à chacune une rose :D
Yom rishon, j'étais assez stress parce que j'étais censé aller passer un examen psychotechnique à MADA ramat Gan à coté de Tel Aviv. Je devais être là bas à 9h30, alors j'ai pris le bus de 6h45 pour Tel Aviv, mais j'ai eut le droit à des embouteillage gigantesque et je suis arrivé à Tel Aviv seulement à 9h15, ensuite j'ai du prendre un bus vers Ramat Gan, seulement l'abrutie de chauffeur ne m'a pas prévenu comme je lui avait demandé, de me prévenir quand je devais descendre, du coup, je suis arrivé à Bné Braq, j'étais perdue. J'ai du reprendre le bus dans l'autre sens, et finalement je suis arrivé vers 11 h mois quart... Hum, moi qui déteste être en retard, on peut dire que c'était raté...
Bref, une fois là bas, il me font passer sur un ordi un test psychotechnique, que j'ai demandé à passer en anglais et ensuite, tada, un polygraphe !
C'était tout en anglais et si je mettais plus de 10 secondes pour répondre à la question, l'ordi me traitai de menteuse... Bref, c'est à la limite du grotesque et de la blague...
J'étais sure d'avoir rater cet exam pourri, alors comme il me restait toute l'âpres midi et que je n'avais pas eut de journée de vacances depuis une décennie, je suis partie à Tel aviv, en dépression, et pris de mon syndrome compulsif qui d'habitude me pousse à manger du Nutella, j'ai été faire les boutiques au Kanyon Azrieli : vêtements, sac, gadgets, tout y est passé, puis ensuite je suis rentré à mon appart...
Le lendemain, je racontais à Yaffa ma mauvaise impression, et elle m'a confié que rien ne l'empêcherai de m'avoir avec elle l'année prochaine...
J'ai travaillé de 8 :30 à 15 :00 dans une entreprise puis, retour à la maison.
Le 8, je travaillais à la Tahana et le lendemain dans une école ( masorti).
Jeudi 10 Avril, j'ai commencé à la tahana à 8 :00 du mat et j'ai du continuer de 17 :00 à 22 :00 dans le ichouv Halamich. Au début c'était sympa, j'étais avec Nir, Ariella et Myriam, mais plus ça avançais, plus j'avais mal à la tête, j'avais qu'une hâte, rentrer, pourtant la nuit fut longue...
Sur le chemin du retour ( 45m de trajet), vers 23h, Nir reçoit dans la radio un rapport sur un accident de voiture à Shaar Binyamin, qui se trouvais exactement à deux minutes de l'endroit où on se trouvait, alors on a filait. Le moked avait rapporté : 3 personnes inconscientes et de 4 autres blessés. En deux secondes, on était déjà sur les lieux et les premiers services de secours sur les lieux de l'accident. Il y avait quelques soldat en civils avec leur M-16 qui se trouvait sur place et quelques personnes qui essayaient d'extraire des voitures les blessées, mais sans succès. On a vite vu ce qui c'était passé : un taxi palestinien était sortie de la route et rentrer frontalement dans une autre voiture, les deux voitures étaient complètement déchiqueté, il y avait du sang de partout. Je me trimballer tout le matos de réa, mais ça ne servait pas à grand-chose puisque on devait d'abord les faires sortir. Les deux palestiniens étaient complètement inconscients, le conducteur israéliens avait une grosse hémorragie à la tête, et sa femme était sérieusement blessé à la jambe. Quand elle a repris conscience quelques secondes après qu'on soit arrivé, elle hurlait : '' où sont mes enfants ?!!! ou sont mes fiiilles ?''
Il y avait aussi deux bébés dans la voitures, b''h, ils n'ont eut que quelques contusions et un des soldats les avait déjà extrait de la voiture avant que la mère reprenne conscience. Bref, les pompier sont arrivés ainsi que qu'un dizaine d'ambulance, 6 minutes après, on a commencé à les extraire. Tout les arabes étaient hyper excités, heureusement que d'autres soldats sont arrivés sur place, parce que ca commencé à être vraiment balagan. Le croissant rouge est aussi arrivé avec une ambulance mais n'a rien fait du tout. Bref, finalement l'ambulance de soin intensif à embarquer le père et le conducteur du taxi arabe. Moi, j'avais encore plus mal à tête que tout ce qu'on peut imaginer, les hurlements, les sirènes et ect. ont implosé dans ma tête, si bien que quand 1h30 plus tard, j'étais dans mon lit, je ne suis pas arrivé à dormir...
Vendredi, je n'ai pas travaillé et shabbat, b''h, on était tranquille.
Dimanche 13, je travaillais à la tahana, puis le lendemain dans un poste de Police à Bet Shemesh. Il y avait plein de personne d'origine indienne, et j'ai appris aussi, que tout les indiens qui avait fait leur alya il y a une 50taines d'années avaient fondé un ichouv Messilat tsion, à côté de Bet Shemesh. J'adore les indiens, ils sont trop canons ! A 17h, j'étais de retour chez moi.
Le 15, je travaillais avec Ruti, Eyal, et Efi dans un Poste de Police, encore une fois, à Ras al mood, en face du Mont des Olivier, chez les arabes.
En voiture, quand on est rentré dans le quartier, j'ai été choquée, je n'imaginais pas qu'en plein Jeru, tu avais des arabes sur des ânes ou avec la bourka sur la tête. Grrrrrrrr
Bref, qu'elle courage ils ont ces juifs d'habiter là bas ! Les quelques juifs qui ont racheté des maisons dans ces quartiers pour des milliards de dollars, sont